femme_en_vertArnaldur Indridason
Métailié, 2006

Tout commence par la découverte macabre d’un os humain dans un terrain abandonné. L’enquêteur Erlendur et ses équipiers Elinborg et Sigurdur Oli sont sur le coup et vont devoir élucider l’affaire. Pas facile lorsqu’ils apprennent que le corps a dû être enterré environ 60 ans auparavant.

Erlendur, malgré sa dégaine, "cet inspecteur de police au regard sombre et à l’air absent, habillé comme l’as de pique avec son gilet de laine feutré sous une vieille veste aux coudes élimés", va se démener pour mettre à jour une vérité bien cachée.

Indridason maîtrise son sujet et nous embarque dans une enquête clairsemée de fausses pistes, d’allers-retours incessants entre le présent et le passé, entre deux histoires datant de la seconde guerre mondiale. Tout se chevauche, tout s’entremêle. On se prête au jeu, mais il est très fort, on se plante !...

Bref, difficile de ne pas vous dévoiler l’histoire, si je commence… Mais je ne dirai rien ! Sachez que vous ne lâcherez plus ce livre si vous l’ouvrez. C’est une enquête en béton armé, avec des personnages attachants, des histoires de familles qui font froids dans le dos. Depuis quand les polars font rouler les larmes dans les yeux, remuent les tripes et serrent le gosier ? Non mais ! Chapeau ! La "femme en vert" est un vrai petit bijou, ouvrez l’écrin !

Comme tous les polars du nord, il faut se familiariser avec les noms des personnages et des lieux : "Baigné par le soleil vespéral, il regardait en direction de Mosfellsbaer, de Kollafjördur et de la montagne Esja, il voyait les maisons sur la péninsule de Kjarlarnes et les voitures en route vers Reykjavik qui passaient en contrebas de la montagne d’Ulfarsfell, sur le boulevard Vesturlandsvegur".

Passé ce cap, c’est du pur bonheur ! Partez sur les traces de la femme en vert !

De nombreux blogueurs ont déjà critiqué ce livre, vous vous reconnaîtrez !