affaire_lolitaPenelope Fitzgerald
Quai Voltaire / La table ronde, 2006

"Rien ne semble troubler la paix de Hardborough, aimable bourgade de l'East Anglia. Mais Florence Green, une jeune veuve, a décidé d’y ouvrir une librairie, ce qui déplaît aux notables de la ville. Florence voulait créer innocemment un lieu de sociabilité inédit; elle découvre l’enfer feutré des médisances. Puis l'ostracisme féroce d'une partie de la population. Surtout lorsqu'elle s'avise de mettre en vente Lolita, le sulfureux roman de Nabokov. Alors, la guerre est déclarée, les clans s'affrontent, les personnages révèlent leur acrimonie. Florence sera très seule pour affronter le conformisme ambiant."

Bien alléchant ce mot de l’éditeur !

Après la lecture de ce court roman, force est de constater qu’un 4ème de couverture peut être bien trompeur ! 
Certes, Florence Green se lance effectivement dans une aventure pour laquelle elle n’avait pas calculé tous les risques et notamment les réticences des notables du coin. On se dit "chouette",  une femme de tête va braver toutes les animosités et nous transporter dans un univers qui nous est cher ! Que nenni ! Elle aurait voulu vendre des boutons, le résultat aurait été le même. Aucune passion des livres ne transpire. Ils sont achetés, rangés, vendus mollement dans une ambiance assez surannée qui m’a parue quelque peu anachronique avec le début des années 60.
L’environnement donne une note un peu lugubre au roman auquel s’ajoute un esprit cogneur qui hante la maison/librairie (je n’ai pas encore compris ce qu’il venait y faire). Le titre, quant à lui, est aussi arrivé là par on ne sait quelle logique (peut-être l’esprit ?) car du roman de Nabokov, il n’en est question que sommairement et il ne déchaîne pas vraiment les passions. On est loin de la "guerre déclarée" annoncée par l’éditeur !

Bref, une jolie méprise.

D’autres critiques chez  Clarabel, Flo , Laure, Agapanthe