29 juin 2007
On se remue !
... pour se réchauffer...
In the wind
Le jour était coché en rouge depuis belle lurette, tout le monde averti : le 29 juin, c'est sans moi ! La randonnée de fin d'année scolaire, j'y vais ! Vous pensez bien qu'une balade au soleil et sac au dos, ça ne se loupe pas...
Il y a bien eu une balade, le sac sur le dos, le soleil a quant à lui pris la poudre d'escampette.
Depuis deux jours, je cliquais fébrilement sur mon site météo préféré pour voir surgir un soleil éclatant sur toute l'Ile de France (je ne pense qu'à moi, désolée Mesdames et Messieurs d'ailleurs !) et j'avais immanquablement un énorme nuage gris qui me narguait et une légende non moins engageante : fortes averses.
De nature fort optimiste, je n'y ai pas cru. Il en faut plus pour décourager une maman qui attend toute l'année THE randonnée ! Prenons les côtés positifs, le bon air frais c'est vivifiant et on n'aura pas de cas de déshydratation ou de coups de chaud. Donc, du soleil, que nenni. C'était prévu, il n'est pas venu. Des fortes averses ? Pfft ! même pas ! Bon quelques gouttes quand même, du vent, certes ! ![]()
Et puis, "j'ai mal aux pieds", "j'ai mal au ventre", "quand est-ce qu'on mange" , la "génération voiture", c'est duraille à traîner dans la pampa ! Et que je perds mes pompes en marchant parce qu'évidemment, les lacets c'est mieux quand ça traîne. Et que je m'étale dans les ornières pleines de boue et "bouhhh, j'en ai partout" !!!! "Ben oui ma poulette, faut regarder où tu mets les pieds ! " Comment ça c'est la troisième fois que tu tombes ???" et allons-y gaiement dans les champs de blé ! et puis y'a les lambins, " allez, on avance ! ".
..
Quelques heures avec les lunaires, les rêveurs, les fonceurs, les râleurs, les bavards, les footeux, les PS2seux, les filles en rose et j'en passe... et les cheveux dans le vent, devinez qui est contente de se poser pour un repos bien mérité ?
Au passage, un coup de chapeau aux instits qui passent par là !
26 juin 2007
Une âme de trop
Brigitte Aubert
Seuil policiers, 2006
Elvira est une Bridget Jones sauce agoraphobie. Elle est donc scotchée chez elle en congé maladie et tient son journal de bord depuis son petit deux pièces qu’elle loue à l’un de ses collègues, Steven, infirmier à l’hôpital. Rien de palpitant donc dans sa vie entre ses 4 murs et son proprio, vieux garçon rabougri. Elle se lance donc à corps perdu dans des relations virtuelles sur le net à la recherche du prince charmant ou à tchater sur des forums divers et variés. Par le biais de Steven, elle connaît les derniers potins de l’hôpital. Elle apprend surtout qu’une pauvre fille y a atterri en piteux état. "Un massacre, m’a-t-il dit, il n’y a pas d’autres mots. On se demande comment elle respirait encore. Ouverte de bas en haut, le visage écrabouillé, les seins tranchés… " (j’arrête).
C’est donc par procuration qu’elle va suivre le déroulement de l’enquête, les yeux sur son écran, le portable vissé à l’oreille plus une bonne dose de tranquillisants, le kit parfait de l’agoraphobe.
Petit à petit, Elvira va nous embarquer dans ce monde virtuel. Elle se croyait peinarde derrière son écran mais la réalité va vite la rattraper entre menaces sur son mail ou sms sur son portable, intimidations, intrusions dans son nid douillet, le tout, alors qu’un deuxième meurtre tout aussi horrible a eu lieu. La tension monte et je peux assurer que je n’en menais pas large ! Pourtant, la miss Elvira est d’une zénitude à toute épreuve ! Sans doute les effets de son cocktail "cachetons/cognac".
Accrochez-vous, si vous tentez, Brigitte Auber nous entraîne dans un polar haletant et on a beau jouer les détectives, la chute est surprenante. Tout ce que j’aime !
Bon, j’avoue, les descriptions sont archi détaillées… j’en connais qui vont dire Beurk !
Un point supplémentaire pour les "têtes" de chapitres poétiquement intitulées "incision", monologue du tueur de plus en plus oppressant. De bons textes à slamer s’ils n’étaient pas si macabres…
Bluffant et je vais continuer avec cette auteure !
23 juin 2007
Même pas peur de la pluie
A raison d'une fois par an, ce ne sont pas de petites gouttes qui allaient m'arrêter dans mon élan livresque boulimique et me faire rater la foire aux livres !
Certes, il y en a eu beaucoup de petites gouttes... Avec des vendeurs sympas, des bla-bla par-ci, des avis par-là, la besace s'est remplie facilement mais j'ai été sage. Une occasion supplémentaire pour découvrir des auteurs complètement inconnus pour une pincée d'euros.
Voyez la récolte, c'est franchement raisonnable !
Quand j'aurai 5 minutes, je me plongerai dans les presque 1000 pages d'Elizabeth George, un petit Poulpe pour un polar détente, Anne Perry pour rester dans l'ambiance swap, le Daphné du Maurier parce "qu'il est vraiment bien" (dixit la vendeuse), Besson, je ne connais pas mais l'ai beaucoup vu sur les blogs, les autres, ce sera une découverte, ça vous parle ?
22 juin 2007
Comment écrire comme un cochon
Anne Fine
L’école des loisirs, 1997
Les écoles, ça le connaît Chester. Il a dû en faire le tour au fil des nombreux déménagements imposés par sa mère. Mais, celle dans laquelle il vient de tomber dépasse l’entendement. "Jamais je n’ai pris en grippe un établissement aussi vite que ce fichu Walbottle Manoir". Le voilà cerné "de rangées de têtes d’andouilles" hypnotisés par Mme Tate, l’antédiluvienne maîtresse, avec le Bien comme étendard, la gentillesse pour mot d’ordre. "Si je vous décris la cour, vous ne me croirez pas. La moitié de ces bêtassons se promenaient gentiment à la ronde, pour offrir leurs dernières chips au premier pâlichon venu, tandis que les autres sautillaient en chœur comme des fous". En gros, c’est un peu l’Ile aux enfants, vous savez, où c’est tous les jours le printemps !...
Chester va se retrouver à côté du meilleur cancre au cœur tendre qui fait pourtant tous les efforts du monde pour se surpasser.
Une bonne dose d’humour, de la tolérance, de la franche camaraderie dans une ambiance un peu surréaliste, voilà un petit roman sympa qui aborde le problème de la dyslexie et ce qui va avec ( l’écriture, le rangement). A mettre entre les mains de bambins de 8/10 ans, Chester et son pote Joe, ils vont adorer !
Gachucha en parle ICI
17 juin 2007
Pluie et cranberry...
Adieu ciel azur du matin, chant des grillons et bruit des vagues. Le ciel couvert, les averses et la fraîcheur ont incité à une activation côté cuisine.
Un paquet de cranberrys à utiliser, quelques clicks plus tard me voici en action grâce à Plaisir des papilles où j'ai déniché cette recette des muffins aux cranberrys.
Le tout accompagné d'un thé vert Marco Polo, juste histoire de se réchauffer bien sûr !
16 juin 2007
4 trucs sur...
Encore un petit questionnaire venu tout droit de Lyon de la part de Maijo
4 emplois que j'ai eus dans ma vie :
Documentaliste, c’est le seul "vrai"
Ceux-là sont des jobs d’été ou d’étudiante, en passant donc,
"Testeuse" de produits de beauté chez l’O---l
Secrétaire chez un ophtalmo
"Tenancière" (en maillot de bain !) d’une buvette (sans alcool) à la piscine municipale (Plouf)
4 films que je regarderais encore et encore :
Les Almodovar
Les premiers Gabin
Les premiers Ventura
Le cinéma italien
4 endroits où j'ai vécu (ou le périple d’une grande voyageuse) :
Saint-Maur-des-Fossés
Bry-sur-Marne
Sucy-en-Brie
Mantes-le-Jolie
4 émissions/séries TV que je regarde (de moins en moins) :
La fureur dans le sang (quand je ne loupe pas la diffusion)
Fbi portés disparus (mais ça fait longtemps)
Desperate houswives (donc l’année dernière)
La nouvelle star (donc plus maintenant)
4 lieux où je suis déjà allée en vacances :
Italie
Espagne
Sénégal
Midi
A chaque fois que je vais sur le net ...
Je me prépare une tisane (
Zoom sur mes 2 BAL
Zoom sur les commentaires de mon blog + réponses
C’est parti pour la tournée des blogs
Pour rien au monde je ne mangerais :
Un truc pour lequel je me pose des questions et dont je ne peux connaître l’origine (je sais pas si c’est clair ça ?)
J’évite les trucs crus (viande et poisson)
Les betteraves cuites, bof
La consistance de la compote de rhubarbe, moyen
4 endroits où je voudrais être en ce moment :
Au soleil (bon je sais il est 23 heures. Disons, demain)
Dans un petits restau sympa avec des blogueuses (ça c’est à cause de Flo, Choupynette, Anjelica, Musky, Yueyin et Bluegrey)
Les doigts de pieds en éventail dans une chaise longue sous un pin, avec le chant des grillons (en sourdine) et le bruit des vagues pas loin (j’ai bien le droit de rêver mince !)
A Venise !
Vous pouvez souffler car je ne désigne personne cette fois-ci !
15 juin 2007
Une très vieille petite fille
Michel Arrivé
Editions Champ Vallon, 2006
Lorsque l’on a passé la quasi-totalité de sa vie à écrire, s’entendre dire qu’il faut maintenant désécrire, la chose est difficile à encaisser. Mais si "l’émérite" prof de graphologie et d’astrologie transcendantale, alias Madame Bertrand, estime que c’est la seule solution pour s’assurer la longévité et pourquoi pas l’immortalité, alors…
Geneviève va donc exhumer ses cahiers noircis sur les conseils de son papa et désécrire. La tâche s’avère ardue mais à 91 ans, le temps est compté, évidemment. La voici donc partie dans un tri forcené, égrenant au passage ses souvenirs d’enfance, son apprentissage à l’Ecole Normale et les dessous de l’Education nationale, une vie dans laquelle les femmes, essentiellement ont laissé leur empreinte.
Très obéissante, elle va détruire petit à petit ses précieux carnets tout en s’adonnant à son sport préféré, l’accumulation des achats par correspondance qui constituent une véritable caverne d’Ali Baba.
On suit avec beaucoup de plaisir cette petite bonne femme insouciante qui va finir par douter des compétences de cette Madame Bertrand qui la prend surtout pour une vache à lait. Seule solution, agir par ses propres moyens.
C’est un vrai plaisir de découvrir les secrets de ces grands carnets et d’accompagner Geneviève dans cette entreprise d’immortalité. Une très vieille petite fille mais pas si naïve…
Merci à Moustafette pour cette découverte ! Cathulu a aussi aimé cette "vieille dame pas si digne que cela"
09 juin 2007
Mamette
Anges et démons
Nob
Glénat, Tchô !, la collec… 2006
Elle est trop forte Mamette avec sa candeur et sa douceur à toute épreuve. Cela donne des situations cocasses avec sa bande de vieilles copines. Il y a la mère Vidal, une hypocondriaque à temps plein et la vieille tige, vieille fille acariâtre jusqu’au bout du chignon qui n’en loupe pas une pour faire sa rabat-joie (vieille bique quoi).
Mamette, elle, c’est un petit bout de bonne femme aussi haute que large et pour cause elle est raide dingue des sucreries et ce malgré un diabète corsé. Pfft, elle aime mitonner des petits plats et surtout boulotter… alors comme une sale gosse, elle va le faire en douce. Sacrée Mamette ! Mais faut pas croire, elle est aussi active et assure en tant que trésorière du club des séniors.
Une BD très tendre qui dépeint à merveille tout ce petit monde. Mamette est à croquer comme les petits gâteaux qu’elle concocte pour son défunt mari ou bien pour son choupinou de fiston. Bref, encore une BD chipée dans les rayonnages de la section jeunesse mais franchement, ne vous gênez surtout pas ! Et puis le 2ème tome devrait bientôt sortir, alors foncez sur celui-ci pour découvrir cette adorable petite vieille !
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© Glénat - 2006
05 juin 2007
La dure vie de stagiaire...
Deux jours et déjà anesthésiée par la gestion des ressources humaines, ça vous étonne ? Et non, non, je peux vous dire que les journées de stage même si elle ne durent que 6 heures, cette fois c'est du costaud. Bon, y'a pas à dire, il connaît son sujet le Monsieur qui nous en raconte de belles mais quand même, il abuse un peu avec ses pauses réglementaires de 5 minutes. "c'est tout ?!!!" m'insusurge-je, m'interloque-je (on en perd son latin) "Bon, allez, 6 minutes" : Royal !
Autant dire que je deviens pro de la pause café/clope/téléphone/pipi-room et autant dire que je suis sur les rotules. Le tout dans une ambiance surchauffée, au secours les neurones ! Alors pour vous raconter mes petites lectures, je crois que c'est pas pour tout de suite. Il y a matière mais tout est dans le désordre.
en attendant, je vous offre un petit morceau, les doigts de pieds en éventail !

