13 août 2007
Vous plaisantez, Monsieur Tanner
Jean-Paul Dubois
Editions de l’Olivier, 2006
"Une lettre recommandée se chargea de me livrer l’enfer sur le pas de la porte".
Paul Tanner vient d’hériter de son cher tonton et évidemment, à la question du notaire : "Donc Monsieur Tanner, acceptez-vous votre héritage ?", on se doute que s’il dit oui, c’est pas trop bon signe…
"Le notaire posa sur moi un regard qui semblait me plaindre puis il enregistra ma réponse".
Il aurait pu refuser, un peu comme au monopoly : payez une amende de 10 € ou bien tirez une carte chance… et payez les réparations de ses maisons…
Le cadeau empoisonné est entre ses mains et il va devoir dans un premier temps vendre son nid douillet pour pouvoir retaper l’autre. Enfin, retaper… c’est vite dit…
"Bou zalé droit dans lé mour. Tout est à reprendre. Oun année dé santier. Trop de trabail" dixit Eduardo Gomez alias Edouard Gomet, artisan maçon.
Nous voilà embarqués pour un an de chantier sur 199 pages avec couvreurs, zingueurs, maçons, électriciens, plombiers, spécialistes es énergie propre, chauffagiste… des personnages tout aussi déjantés les uns que les autres qui vont se succéder à une allure folle tout au long du roman.
Cela fait beaucoup d’un coup et je dois dire que j’ai failli lâcher prise au début. A cause de ce défilé incessant de personnages mais aussi en raison des réactions de ce Tanner qui a le don de tomber sur des canailles sans pour autant se rebiffer.
Et je me suis laissée embarquée. Tant mieux ! C’est drôle, grinçant et l’on est bien content d’être tranquilou derrière son livre… Je le déconseille vivement à celles et ceux qui vont entamer de gros travaux. Et si vous persistez, je vous aurais prévenus… car même si c’est une fiction, les évènements rapportés sont réels et "les caractères ombrageux, les manies malfaisantes, les lubies inquiétantes des artisans qui m’ont si longtemps et savamment persécuté ont été scrupuleusement relatés". A bon entendeur…
Existe aussi en poche.
Les avis de Caro[line] , Fashion victim, Clarabel, Rennette et enfin Melle Ange moins enthousiaste