09 septembre 2007
Train d'enfer pour Ange rouge
Franck Thilliez
Pocket, Thriller, 2007
Avec un titre comme ça, vous vous doutez bien que je ne vous embarque pas pour une petite virée dans le monde merveilleux de Oui-Oui !
Je crois que me voilà addict à Thilliez et pourtant, c’est pas très fun comme ambiance. "Tain d’enfer pour Ange rouge" est son premier roman. On y fait la connaissance du commissaire Franck Sharko (on n’oublie pas le « h » siouplaît !), personnage qui réapparaîtra dans "Deuils de miel".
Lui, il n’est pas fraîchou pour cette enquête qui débute avec une scène dont l’ignominie dépasse l’entendement. Depuis 6 mois, Suzanne sa femme a disparu mystérieusement. Aucune piste, le néant. Est-elle morte ou vivante ? Il doit vivre avec… impuissant.
"Martin Leclerc, mon divisionnaire, me demandait de rentrer d’urgence au 36. Un corps sans vie avait été découvert, mutilé d’une façon atroce…"
A partir de là va commencer un jeu de piste macabre dont Thilliez a le secret, un jeu machiavélique semé d’embûches dans des décors toujours aussi noirs, glauques, souterrains. C’est un monde parallèle inimaginable que Sharko va découvrir sous la houlette d’un cerveau diabolique. D’une mine de granit en Bretagne à un souterrain au fin fond d’une forêt de Seine-et-Marne, en passant par un abattoir désaffecté en Normandie, le périple est sinistre et glacial. De victime en victime, Sharko va s’immerger dans des milieux inhospitaliers, aiguillé par un tueur décidé à mener à bien sa mission. Très vite, Sharko constatera que le passé des victimes n’est pas si rose que ça… Le tueur mène son monde et le bougre y parvient à merveille. Sharko le premier l’apprendra… et Suzanne n’est pas loin…
Un roman noir, certes mais j’assume, j’aime. Un roman riche et documenté où l’on est embarqué dans le monde de l’investigation scientifique (avec moult détails), la traque informatique, la cryptologie, les expérimentations sur les animaux, le milieu sado-maso… pour plus d’info, c’est ici.
Le seul truc agaçant, c’est que le Sharko est une vraie tête brûlée et est très têtu au point de se retrouver en solo dans des coins ultra glauques avec comme seuls compagnons son glock 21 (pan-pan), sa maglite (qui illumine de moins en moins) et son portable qui ne passe pas (évidemment, sous terre !).
J’ai adhéré au point de continuer sur ma lancée alors suite au prochain numéro !