27 novembre 2007
Merci la poste !
Harassée par une journée de travail… j’en vois déjà qui sourient alors j’arrête.
Donc, revenant légère et longue vêtue de ma douce journée de labeur (c’est vrai, il n’y a plus de grève, j’arrive et repars à l’heure ; no stress ; la belle vie quoi), me voilà devant ma Bal et Oh surprise ! Une belle enveloppe rebondie m’y attendait sagement. Evidemment, les petites mains innocentes d’Axel se précipitent, les doigts s’agitent fébrilement pour découvrir que ladite enveloppe est pour maman (Bouhhhhh !).
Je reconnais tout de suite le petit auto-collant et parce que je suis une gentille maman, j’accepte (quand même) royalement (c’est vite dit et ça reste entre nous) qu’Axel l’ouvre. Je vous laisse admirer le contenu ! 
Un merveilleux carnet avec une illustration que l’on ne présente plus, de magnifiques fleurs créées évidemment par ma généreuse expéditrice qui n’est autre que Maijo ! Enfin une jolie carte cœur qui va rejoindre ma collection qui n’en est pas une en fait mais c’est tout comme.
(Hep ! je ne suis pas une midinette pour autant ! n'est-ce pas Anne ?...)
Et là, en voyant la date inscrite sur la carte, je me suis dit qu’il y avait comme un petit problème.
Ce merveilleux petit paquet a mis 20 jours pour faire un voyage franco-français !
Cela nous promet de beaux jours pour les swaps à venir les filles !
Maijo, tu es vraiment zen quand tu dis "je me doutais que la poste avait fait des siennes" !
Merci pour tes gentils mots qui me touchent beaucoup, tu as parfaitement choisi tes petits présents ! J’oserai à peine écrire sur le carnet encore moins en faire ma Lal,
ce serait sacrilège. En attendant que je me décide, il va rejoindre les autres dans la boîte à carnets (je sais, elle est rose ! so what ? pur hasard !).
25 novembre 2007
1 bougie !
"Zou, je me lance !"
C’était il y a tout juste un an et j’ai failli louper mon anniblog. Le temps passe vite avec vous tous et c’est bon signe. Alors, même si j’enregistre quelques petites baisses de régime de temps en temps, c’est un réel plaisir de partager, papoter, vous rendre visite, s’envoyer des petits cadeaux, devenir collectionneuse de marque-pages, jongler avec des sigles ignorés du commun des mortels et tout et tout...
Je continue donc mon petit bonhomme de chemin à bord de mon bolide (d’où les ralentissements) et profite de ce cliché pour continuer la chaîne "quand j’étais petite".
Merci à vous tous, je m’amuse vraiment beaucoup beaucoup avec vous !
Je retourne à ma lecture du moment qui n’est autre que le succulent "Millénium part 1".
Je le déguste !... vu la lenteur à laquelle je lis en ce moment. Alors, à très bientôt !
Spécialement pour Juju !
19 novembre 2007
Mo
Marie-Hélène Lafon
Buchet Chastel, 2005
Lui, c’est Mo. Mohammed pour l’état civil, parce que la mère aurait aimer retrouver à travers lui le premier Mohammed mort à treize ans.
"Personne ne lui ressemblait, et surtout pas Mo à qui elle avait donné le prénom parce qu’elle était trop vieille et qu’elle n’aurait pas d’autres fils… Elle regrettait d’avoir donné le prénom, c’était comme un signe, pour que celui-là, qui avait tenu, qui serait le dernier, ressemble ; et ça n’avait pas marché. On disait toujours Mo, pas Mohammed. Le prénom entier était pour le mort qui avait treize ans depuis toute la vie sur la grande photo collée au mur de la salle".
A 33 ans, il vit toujours auprès d’elle. Présent pour le quotidien, les tâches ménagères, les soins qu’il lui prodigue. "Le jeudi était le jour des pieds".
Tout est mécanique, ritualisé, jusqu’à son travail au centre commercial.
Des femmes, il y en a dans sa vie mais lorsque débarque Maria, vendeuse à la Ronde des pains, sa vie prend d’emblée une autre dimension. Lui, le lent, lui qui ne vit qu’à travers ces lettres M.O., qui tente de trouver sa place dans cette vie exiguë ! Le voilà qui découvre la passion, l’amour. Comment gérer ces sentiments nouveaux alors qu’ils ont été gommés de sa vie ? Alors qu’il a fallu exister face à une mère déçue, distante…
Marie-Hélène Lafon livre un portrait chargé d’émotions et de tensions. C’est un livre fort et plusieurs fois, on sent que le fil risque de casser, que tout peut déraper. Au fil des chapitres rebaptisés "stations", on avance, on espère que tout se passe normalement malgré les dangers qui planent.
Une autre critique de... Clarabel (of course !)
17 novembre 2007
Le mec de la tombe d’à côté
Katarina Mazetti
Gaïa, 2006
Difficile de passer (encore) après moult lectrices ! Que dire de bien neuf sur ce duo improbable Désirée/Benny ?
Un petit rappel s’impose tout de même. Elle, c’est donc Désirée. Elle est fraîchement veuve et une fois son activité de bibliothécaire achevée, elle se rend sur la tombe de feu Örjan.
Seule compagnie : une copine névrosée et ses collègues de la bib.
Lui, c’est Benny. Il vit désormais seul dans la ferme familiale depuis la mort de maman.
Seule compagnie : un troupeau de 24 vaches.
C’est donc au pied de leur tombe respective que va naître cette idylle. Attention, ce n’est pas franchement le feu d’artifice qui va allumer la flamme ! "Putain, je ne peux pas la blairer, je ne peux vraiment pas la blairer ! Pourquoi elle est toujours assise là ?"
Seulement voilà, entre The "sourire de la mort" et des ovaires qui commencent à chatouiller, on se doute bien que quelque chose va se passer.
Et ce n’est pas parce que la couv’ est flanquée d’une jolie rose et que les pages sont d’une couleur barbe à papa que l’on a forcément un roman à l’eau de rose ! C’est du cocasse avec beaucoup de tendresse et d’amour ; de bons mots avec ce qu’il faut de railleries sur le monde agricole et celui des intellos des villes. Tout cela nous donne un roman d’amour "rurbain" savoureux.
Pour celles et ceux qui n’ont pas encore succombé, je n’en dis pas trop. La question centrale étant : l’amour peut-t-il exister (et perdurer) en cas de choc culturel ? Hum !...
Elles ont aimé ! Anne, Cathulu, Papillon, Tamara… et bien d’autres !
11 novembre 2007
Prenez soin du chien
Jean-Michel Erre
Points Seuil, 2007
Il a emballé plus d’un lecteur ce petit livre, alors que dire de plus ? ça devient difficile de passer après Fashion and Co (donc les liens chez Fashion) !
Attendez-vous à intégrer un univers totalement déjanté, à fréquenter des êtres plus invraisemblables les uns que les autres (disons que c’est la concentration qui est impressionnante), à vivre comme eux une histoire "fumante".
D’abord, les personnages. Rien n’est laissé au hasard, à commencer par leurs patronymes. Max Corneloup (scénariste) et Eugène Fluche (peintre sur œufs) ont comme point commun d’emménager le même jour rue de la Doulce-Belette, l’un au n°5, l’autre au n°6. Jusque-là, rien de bien extraordinaire si ce n’est que rapidement, ils vont se haïr, l’un pensant que l’autre l’espionne et inversement.
Il faut dire qu’à la suite de faits similaires, l’une des anciennes locataires avait été retrouvée baignant dans une mare de sang (un appart’ libéré) sauvagement agressée par son vis-à-vis (2ème appart’ libéré). De là à penser qu’une atmosphère particulière transforme les locataires, il n’y a qu’un pas.
A Max et Eugène s’ajoutent la mère Brichon et son chien-chien Hector, Zamora, un cinéaste nouveau genre, Lazare Montagnac plus connu sous le pseudo de Lazarus Gnontamac pour ses romans érotiques (pour le coup, il n’est pas prêt de recevoir la "foufoune d’or" mais on se poile bien en lisant les quelques extraits !), Madame Sabaté et son monstre Bruno "le fauve du premier étage qui fait tourner notre concierge en bourrique" et plus discrets Mme Poussin et son fils Gaspard légèrement autiste.
Tout ce petit monde vit coté impair, sous la houlette de Mme Ladoux (on apprendra qu’elle a aussi un grain celle-là). Côté pair, c’est le "glamour" qui l’emporte avec une Mme Polenta qui remettrait d’aplomb une armée d’éclopés avec des T-Shirts ultra moulants et archi courts.
Le calme déjà précaire va vite se transformer en ambiance déjantée lorsque survient la mort de la mère Brichon (comme quoi, un élastique, ça peut être dangereux) : espionnite aiguë, délation, sabotage, harcèlement psychologique, tout est bon pour déstabiliser et les coups bas coulent à flots !
Que dire, en outre, chers amis des bêtes de nos copains à 4 pattes ! Entre un chat marqué à vie psychologiquement, un chien écrabouillé (comme quoi, un carton, ça peut être dangereux) ou une gerbille transformée en bouchon, elles n’ont qu’à bien se tenir ! "Ces bêtes ont le vice au corps. Il m’a fallu deux heures pour en choper une, et encore par hasard. Elle avait décidé de donner une démonstration de la puissance de son unique neurone en essayant de pénétrer dans une bouteille vide. Je l’ai trouvée, la tête enfoncée dans le goulot, en train de faire traverser le salon à un muscat de Rivesaltes. Je n’avais plus qu’à la cueillir comme une fleur dans un joli bruit de bouteille qu’on débouche…"
Bref, voilà un livre comme je les aime, déjanté et délirant du début à la fin ! Un récit haletant qui alterne journaux intimes et lettres diverses et variées des principaux protagonistes. J’aimerais bien savoir à quoi carbure J-M Erre et j’espère que son prochain roman sera du même cru !
10 novembre 2007
La voix
Arnaldur Indridason
Métailié, 2007
"Il ne ressentait rien d’autre que de la fatigue et de la lassitude parce que cette histoire avait réveillé en lui toutes sortes de sentiments liés à sa propre jeunesse et il savait qu’il lui restait tellement de choses à régler dans sa propre vie qu’il ne voyait même pas par où commencer ".
Celles et ceux qui ont lu la cité des jarres et la femme en vert reconnaîtront aisément Erlendur, le personnage principal et enquêteur désabusé des romans d’Indridason. Il n’est pas bien pétillant psychologiquement mais il avance doucement dans sa thérapie (d’où l’intérêt de lire les livres dans l’ordre !). Sa fille Eva n’est pas loin et vit aussi très mal certains épisodes de sa vie.
On le retrouve quelques jours avant Noël dans un hôtel de luxe de Reykjavik où le portier (et accessoirement père Noël) vient d’être assassiné. La mort de Gudlaugur, personnage plus que discret, est d’emblée des plus mystérieuses. Personne ne semble le connaître vraiment alors qu’il travaille et vit sur place depuis 20 ans. Qui avait donc intérêt à éliminer cet homme tranquille ? Erlendur, toujours aussi investi, va s’installer à l’hôtel comme pour s’approprier de l’ambiance, enquêter, interroger, dénicher la faille.
La voix est une fois de plus, bien plus qu’un polar. Indridason met l’accent cette fois sur les relations difficiles entre un père et son fils et toutes les conséquences néfastes qui ont pu en découler, sur les non-dits, les attentes non satisfaites, l’amour inaccessible, les déceptions, le rejet et les remords lorsqu’il est trop tard.
Un roman fort, un roman noir qui secoue et touche.
J’espère retrouver Erlendur dans un état moins désespéré ! Certains éléments laissent à penser que oui !...
La sirène l'a lu et aimé ainsi que Clarabel, Essel, Cuné
08 novembre 2007
les croques des îles
Quand je disais que je reprenais en douceur, j'ai tenu parole ! Bon, je vous fais patienter encore un peu mais vous offre quand même quelque chose à vous mettre sous la dent.
Un petit souffle suave (prononcer souabé) sur les croques-monsieurs permettra à certaines de vos papilles de ne pas rester en berne ! Voici donc les croques à ma façon : Les croques monsieurs des Iles
Dans l'ordre : pain beurré (côté plaque) / jambon / fromage râpé / jambon / tranche de pain / une petite cuillère (généreuse) de crème fraîche / des morceaux d'ananas (ou une tranche entière) / fromage râpé
Le tout au four pour que tout fonde bien, un petit coup de grill pour dorer et le tour est joué !
J'adore ! Et vous ? Quelle est votre version ?
J'ai voulu faire concurrence à Tamara pour la mise en scène...
Sur ce, je vous laisse. Je fonce passer la soirée avec les femmes au foyer désespérées. Rien de tel après 4 jours de stage intensif sur les marchés publics... Et, promis, je reviens bientôt avec mes livres sous le bras !
03 novembre 2007
Reprise en douceur avec une douceur
Voici une énième version du gâteau au yaourt de Maijo qui a déjà plus d’un tour dans son sac.
Regardez ICI.
Déjà testé : le gâteau au yaourt aux pommes nappé de gelée de cidre à la sortie du four. Désolée, je n’ai pas eu le temps de l’immortaliser.
Autre variante que je propose aujourd’hui : Le gâteau au yaourt de Maijo version Saint-Genix. Normalement, «la Saint-Genix» est une brioche aux pralines roses mais étant toujours un peu pressée, j’ai voulu expérimenter et le résultat n’est pas mal du tout !
Pour la recette, allez chez Maijo ! Une fois la pâte prête, ajoutez une belle poignée de pralines roses concassées. Attention aux doigts, c’est une opération hautement dangereuse (mon index le sait). 
