29 décembre 2008

Sans feu ni lieu

sans_feuFred Vargas
Viviane Hamy, 1997

Il n’est pas gâté par la vie Clément Vauquer. C’est un peu le benêt de Nevers où il traînait encore il y a peu avec son accordéon. Il n’a pas connu sa mère, été "élevé" par un père plus ou moins présent et violent, pris sous l’aile protectrice de Marthe, une prostituée, pour disparaître subitement de la circulation.
Il réapparaît soudain à Paris avec l’objectif de retrouver celle qui l’avait recueilli et éduqué comme elle pouvait. Pas bien difficile. Marthe, maintenant ancienne prostituée (elle frise quand même les 70 ans) est une figure des quartiers chauds et est encore connue rue Delambre.
Le gros problème tout de même, c’est qu’au-delà de ces émouvantes retrouvailles, Clément se retrouve malgré lui, au milieu d’une sale affaire de femmes assassinées. Deuxième gros problème, on ne peut pas en tirer grand-chose car le pauvre est complètement dépassé.

Comme une mère, Marthe croît dur comme fer à son innocence et contacte Louis Kehlweiler (ancien de l’Intérieur) à la rescousse. Lui qui voulait se consacrer à la traduction de la vie de Bismarck… Cela attendra le temps de l’enquête. Il va mettre le pied à l’étrier et tenter de démêler cette embrouille. Tout porte à croire que le benêt est à deux doigts de croupir à l’ombre mais quand même… dans cette foutue ombre, il semblerait que quelqu’un tire les ficelles et qu’un sale passé remonte à la surface.

L’enquête prend vite l’allure d’un jeu de piste dans les rues de Paris avec comme seul support un poème de Gérard de Nerval, el Desdichado. Un petit jeu qui fait sourire les flics… Heureusement, Louis est épaulé des Evangélistes, 3 types hors du temps qui vont s’y coller. N’oublions pas le célèbre Bufo, le crapaud de Louis qu’il trimballe dans la poche.

Des virées parisiennes comme ça, j’en redemande mais je ne lirai plus les vers placardés dans le métro de la même façon ! Quand un détraqué s’approprie la poésie…

Kalistina a aussi aimé.

Posté par valdebaz à 21:08 - - Commentaires [9] - Permalien [#]


Commentaires sur Sans feu ni lieu

    Encore une jolie balade avec Vargas !

    Posté par cathulu, 30 décembre 2008 à 06:47 | | Répondre
  • Il n'est pas encore en poche celui-là ?

    Posté par Aifelle, 30 décembre 2008 à 07:19 | | Répondre
  • Vargas, c'est magique. J'ai de lapeine à lire ses livres. Toujours envie de retourner en arrière pour ne pas finir..

    Posté par alain, 30 décembre 2008 à 11:56 | | Répondre
  • Cela fait bien longtemps que je n'ai pas lu cette auteure. Pas le temps de tout lire et tellement de nouveaux auteurs à découvrir

    Je te souhaite de belles fêtes de fin d'année

    Posté par anjelica, 30 décembre 2008 à 12:53 | | Répondre
  • Un classique de Vargas...

    Posté par Ville Poème, 30 décembre 2008 à 21:42 | | Répondre
  • Bonne année à toi et aux tiens, Val ! Bisous

    Posté par cathulu, 31 décembre 2008 à 13:29 | | Répondre
  • Un beau Vargas, effectivement.

    Bonne année 2009 !
    Au plaisir de revenir te lire souvent...
    bizz
    liliba

    Posté par liliba, 31 décembre 2008 à 15:25 | | Répondre
  • le meilleur

    ... de tous les vargas publiés à ce jour. Mon avis bien sûr

    Posté par Fersenette, 24 janvier 2009 à 14:32 | | Répondre
  • Ce roman est moins connu que beaucoup d'autres de Vargas, pourtant, c'est l'un des meilleurs. Intrigue palpitante, personnages attachants (les fameux évangélistes), construction parfaite... un excellent polar!

    Posté par Nicolas, 24 juin 2009 à 12:37 | | Répondre
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