malavita_encTonino Benacquista
Gallimard, 2008

J’ai mis du temps à mettre la main sur ce livre et je n’ai pas perdu une seconde pour l’extirper du rayonnage de la bibli. C’est avec  une joie non dissimulée que j’allais retrouver la famille Wayne échouée à Mazenc depuis leur épisode normand.
Fred, le papa, mafieux repenti est toujours sous bonne escorte du FBI. La silhouette de Peter Bowles n’est jamais très loin dès fois qu’il lui viendrait des idées un peu trop farfelues. Il se tient peinard le Fred. Ecrivaillon, il a déjà deux titres à son actif sous un énième pseudo : Laszlo Pryor. Deux fictions qui n’en sont pas vraiment. Un pseudo qui n’en est pas vraiment un non plus. Malgré son "traitement", Fred n’a pas tout à fait décroché…
Il faut dire qu’il se sent bien seul… Alors, évidemment, le "temps de la splendeur" se fait plus présent que jamais. Il écrit avec pour seule présence, sa chienne Malavita.

Maggie, sa femme, s’est lancée dans la restauration à Paris. Belle, sa fille, toujours aussi belle se démène pour garder son chéri. Quant au fiston, Warren, il semble avoir trouvé sa voix, ailleurs aussi.

On navigue alors de l’un à l’autre entre Mazenc, Paris et le Vercors pour suivre le quotidien de chacun des membres de la famille Wayne avec de longues immersions dans le passé mafieux de Fred. J’ai adhéré sans restriction à la première aventure normande mais cette fois, je dois avouer que j’ai trouvé les ficelles trop énormes pour être crédibles. J’ai même trouvé le récit longuet, lassant et nul doute qu’il passera vite aux oubliettes. Une suite abracadabrante où seules les considérations littéraires de Fred m’ont amusée. Si  Malavita ter pointe son nez, je risque fort de me méfier !